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Sanction d'une publicité sexiste sous couvert d'humour

25 Mai 2026

Le Jury de Déontologie Publicitaire sanctionne une publicité Volskwagen qui véhicule des stéréotypes sexistes sous couvert d’humour.Un particulier a saisi le Jury de Déontologie Publicitaire d’une plainte concernant la conformité aux règles déontologiques en vigueur d’une publicité en faveur de la société Volskwagen France, pour promouvoir son modèle de véhicule Polo.La publicité en cause, diffusée à la radio, énonce : "Dans la vie, vous pouvez choisir de partir en randonnée, seule, comme une grande… et réaliser en pleine nuit que vous n’avez pas le sens de l’orientation… ni de boussole.

Ou, vous pouvez choisir une Volkswagen, très bien équipée, elle ! Volkswagen : enfin une décision facile à prendre". Le Jury rappelle que la Recommandation "Image et respect de la personne" de l’ARPP dispose, en son point 2 (Stéréotypes), que :- "La publicité ne doit pas réduire les personnes humaines, et en particulier les femmes, à la fonction d’objet" ;- "La publicité ne doit pas cautionner l’idée de l’infériorité d’une personne en raison de son sexe, de son origine, de son appartenance à un groupe social, de son orientation ou identité sexuelle ou de tout autre critère de discrimination, notamment en réduisant son rôle et ses responsabilités dans la société" ;- "La publicité ne peut valoriser, même indirectement, des sentiments ou des comportements d’exclusion, d’intolérance, de sexisme". Le Jury relève que la publicité en cause porte sur la comparaison entre une personne manifestement de sexe féminin – vous pouvez choisir de partir en randonnée, seule, comme une grande - qui n’a pas de boussole ni le sens de l’orientation, déficience souvent prêtée aux femmes dans les stéréotypes classiques, et une voiture, "très bien équipée, elle !", vocabulaire marchand qui nourrit un comparatif inapproprié à l’égard de la femme. Il estime que la teneur tout entière de cette publicité est sexiste, discriminante et réductrice pour les femmes et que l’éventuel second degré du message, sous-jacent, accentue encore le caractère dévalorisant et la réduction de la femme à un objet, associée à une vision unilatérale, mercantile et utilitaire. En conséquence, dans son avis 1126/26 du 15 avril 2026 (VOLKSWAGEN POLO), publié le 11 mai 2026, le Jury considère que la publicité en cause méconnait les dispositions précitées de la Recommandation "Image et respect de la personne" de l’ARPP.